La biophilie et les liens invisibles : l’affiche comme médium culturel, social et critique dans l’espace public

13 février 2025

À une époque où la dégradation des écosystèmes s’accentue, alors que nous continuons de poser les mêmes gestes automatiques chaque jour dans nos existences modernes cadencées, nous devons trouver un moment pour nous rappeler que nous sommes indissociables de l’environnement. Reconnaître nos liens est un geste d’amour. Bien que le design ne puisse pas résoudre la perte de biodiversité, il peut être le moteur de prises de conscience. Il peut être un outil pour nous sensibiliser, pour nous faire réaliser qu’au fond nous faisons partie d’un tout et que préserver le vivant revient à prendre soin de nous-mêmes.

Proposée dans le cadre du cours Design graphique : Synthèse, les étudiant·es devaient concevoir des projets de design dans lesquels elles et ils intégraient des affiches, réfléchies comme des interventions visuelles, inscrites dans un dialogue avec la ville et ses usager·es. Parmi ces projets, cinq affiches ont été sélectionnées par un jury composé de représentant·es de l’UQAM et de la STM. Ces œuvres interrogent, sous différentes perspectives, notre relation au vivant à travers le prisme de la biophilie et sont partagées avec les utilisateur·ices du métro pour faire émerger la nature là où elle n’est pas d’ordinaire. Quatre des cinq affiches proposent des versions animées via un code QR disponible dans le métro.

1- Dialogues : Antoine Grenier , Gabrielle White, Romane Chamberland-Trudel
2- Osmose : Emile Parent, Vivianne Desharnais
3- Dérive collective : Félix Richer-Beaulieu, Sandrine Bergeron-Routhier
4- Rémanence : Alice Mailhot, Camille Reynaud, Emilia Perron
5- Folia : Annabelle Ducharme, Simon-Olivier Cloutier

L’exposition prend place dans la station Berri-UQAM jusqu’à l’automne 2025. Réalisée dans le cours Design graphique : Synthèse donné par la professeure Catherine D’Amours. Crédit photos: Nathalie Saint-Pierre.